La CFTC du CHSA prône pour une justice sereine...

Publié le par Syndicat CFTC du CHSA

Blog en attente d'une justice sereine !


Messieurs;
Jean pierre CHRETIEN
Historien, directeur de recherches émérite au CNRS

Jean François DUPAQUIER
Journaliste et écrivain

Marcel KALANDA
Historien et écrivain
Président de l'association IBUKA FRANCE

Co-auteurs de : Rwanda. Les médias du génocide, Paris, KARTHALA, 1995
Témoins experts auprès du Tribunal international pour le Rwanda (2002)

Vous avez eu ma réponse à ce jour sur le site à "votre lettre ouverte, diffusée" où je vous précise que l'on est en accord sur la finalité, laissons faire la justice avec calme, j'attendais votre approbation à la liste "pour une justice sereine", veuillez me dire si je peux vous citez en tant qu'approbateur de cette démarche.
Je vous rappelle que je ne défends pas le Docteur, mais la justice !

Si vous êtes en désaccord, faites moi le savoir, mais personnellement, en me disant avec preuves que je connais pas forcément, j'étais pas là bas (vous y étiez peut-être), à l'époque, mais j'ai vu les reportages qui a mis toute ma famille en émoi ! Je dirais en un mot :  Horrible, donc la justice doit trancher, je suis d'accord avec vous !!!
Mon portable est : 06 37 15 00 33 , je ne peux pas en dire plus !
au plaisir de vous entendre...
Cordialement,
Jean pierre DROMBOIS

 

            Ce comité de soutien pour une justice sereine prend la forme de ce blog où chaque salarié, s’il le désire, pourra y apporter son soutien en envoyant un mail à :

cftce.hautmont@laposte.net


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Emmanuel Cattier 14/11/2009 23:06


Monsieur Drombois,

Le Collectif des parties civiles pour le Rwanda a déposé plainte contre Eugène Rwamucyo le 15 avril 2007 à Bouvines. Pensez-vous que la justice ait agi avec la célérité qui convienne ? Nous avons
noté votre désir que la justice française fasse rapidement son travail. C'est ce que nous souhaitons dans cette affaire, comme dans d'autres depuis parfois 15 ans.

Mais j'observe que la façon dont votre site syndical chrétien défend la présomption d'innocence de Monsieur Rwamucyo devrait rester dans le cadre d'un débat serein. Personne ne remet en cause ce
principe de présomption d'innocence à ma connaissance et les citoyens français qui au vu de l'avis d'interpol ont signalé la présence de Monsieur Rwamucyo à Maubeuge dans un hôpital public n'ont
fait que faire appliquer l'article 40 du code pénal français par les autorités françaises.

Votre façon de dénoncer ces citoyens sur votre site n'est pas acceptable, ou alors citez des faits précis qui justifieraient vos propos.

Quand la justice refuse de faire son travail, elle n'est plus sereine.

Quand des citoyens qui ont connaissance d'une personne qui fuit les poursuites dont elle est l'objet, qui bat la campagne pour dénigrer la justice internationale et s'autojustifier, ne font pas
leur travail, la justice ne peut pas être sereine.

C'est "au nom du peuple français" que cette justice s'établit, ne l'oublions pas. Et donc le peuple doit pouvoir exprimer son point de vue, à travers la liberté d'expression et le fonctionnement
normal des institutions de la République.

A chaque fois que ces institutions ne fonctionnent pas normalement, les citoyens ont le devoir de se mobiliser.

Enfin, je ne trouve pas crédible que l'on accuse l'actuel régime rwandais de manipuler le HCR, de manipuler le TPIR de l'ONU, alors même que la France, membre permanent du Conseil de sécurité de
l'ONU y a une influence considérablement plus importante que le Rwanda. S'il y avait des manipulations de ces institutions concernant le Rwanda, c'est plutôt du côté de la France, et de ses
collègues membres permanents, qu'il faudrait regarder logiquement.

Cordialement

Emmanuel Cattier


Claude BONNECORSE 11/11/2009 20:00


Messieurs CHRETIEN, DUPAQUIER et KALANDA,

Votre lettre ouverte au syndicat CFTC du CHSA de Maubeuge afférente à leur pétition pour une justice sereine dans le cas du Docteur Rwamucyo Eugene, et les intimidations à peine voilées à
l’encontre dudit syndicat dont votre missive est truffée, me laissent perplexe. Le triumvirat « érudit » que vous croyez constituer et qui s’arroge, à l’évidence dans vos écrits, la rectitude de
l’argumentation et une présumée maîtrise des faits historiques dans le cas du génocide rwandais, pêche d’un manque criant de probité et de déontologie intellectuelles dans le raisonnement.

La société civile française d’une part, et européenne d’autre part, a besoin, dans le cas du drame rwandais, d’un vrai devoir mémoriel et d’une justice équitable qui promeuvent la recherche de la
vérité, le jugement de tous les commanditaires (de part et d’autre du paysage politico-ethnique rwandais – hutu, tutsi et twa) et l’assainissement du climat social pour la réconciliation de tous
les rwandais. Vous vous interrogez sur la justesse de la pétition du syndicat CFTC de l’institution maubeugeoise après seulement 15 jours d’actualité médiatique et vous doutez aussi de leur
connaissance des faits en l’occurrence.

Je vous rappelle s’il est besoin qu’en France, état de droit et de liberté, un mouvement citoyen de solidarité et de soutien peut etre spontané et total, dans le domaine syndical ou civil,
conformément aux us et coutumes républicains. En l’espèce, il me paraît normal, en tant que citoyen, que des collègues de travail réclament spontanément les conditions d’un procès dénué d’iniquité
lorsqu’un des leurs, par ailleurs travailleur performant et dévoué, tombe sous le coup d’une présomption de culpabilité. Heureusement que la présomption d’innocence existe toujours dans notre
jurisprudence gauloise! Ces travailleurs ne requièrent rien d’extraordinaire ; juste un procès en bonne et due forme avant de crier haro sur ce médecin, et vos invectives et autres intimidations
rappellent étrangement des tactiques pétainistes. Au demeurant, la familiarité avec les arcanes de la tragédie rwandaise ne constituent pas a fortiori un préalable pour soutenir un individu accusé
par son gouvernement, surtout si l’on est coutumier des pratiques impérieuses de ce dernier. Cette nécessité d’érudition, vous en conviendrez, est plus utile à des magistrats chargés d’instruire
cette affaire judiciairement qu’au citoyen lambda.

Un fait remarquable, en filigrane de votre lettre, me trouble : vous adoptez un penchant saisissant à établir une synonymie directe entre la tragédie rwandaise et le génocide juif. Le génocide
juif, à l’instar des autres grandes tragédies contemporaines, fait partie du hit-parade odieux et macabre dont une partie de l’humanité s’est rendue funestement coupable et votre tentative
subreptice d’amalgame – en taxant de « négationniste », et par extension d’antisémite, toute personne contestant vos vues sur le cas rwandais – est simplement scandaleux, et n’offre pas les
conditions d’une justice équitable, sereine et objective. Je vous exhorte courtoisement à respecter les mémoires des victimes de ces deux drames majeurs en évitant des amalgames à une fin
politique.

Dans votre démarche pseudo-pédagogique, le triumvirat « érudit » que vous voulez constituer semble plus intéressé par une histoire rwandaise unidimensionnelle, supportée par les « preuves » que
vous fournissent les thuriféraires du régime actuel rwandais, et passée au crible de la pensée ethnocentrique à favorabilité tutsie. Mystérieusement, votre « rigueur » scientifique et votre
déontologie journalistique ne vous ont pas interpellés sur la nécessité de fournir à vos lecteurs une vision objective d’un drame rwandais qui a coûté énormément aussi bien aux tutsi qu’aux hutu et
twa. La culpabilité par refus d’assistance a peuple en danger de génocide ne fut pas seulement française ; d’autres grandes puissances occidentales telles que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis
ont également brillé par leur mutisme, et un quelconque déni de ce fait historique – reconnu publiquement par ailleurs par l’ex-président Bill Clinton –, ne serait que pur « révisionnisme ».

La posture interrogative de votre missive est confondante, non seulement par son ton pseudo-didactique mais surtout par la pléthore de « que savez-vous… ? », « que connaissez-vous… ? », … etc. sur
l’histoire rwandaise. Puisque vous semblez détenir le « Saint Graal » de la connaissance des réalités sociopolitiques rwandaises, je vous invite à continuer d’instruire ceux d’entre nous qui font
preuve d’ineptie intellectuelle sur le sujet. Mais avant d’atteindre un tel dessein, je voudrais vous reposer la question fatidique : que savez-vous exactement de la question rwandaise ?

Savez vous que le régime autocratique du FPR (dont vous épousez si aisément l’idéologie et les pratiques anti-démocratiques) est dénoncé depuis des années par bon nombre d’organisations
internationales (dont Amnesty International) pour le manque de libertés individuelles ? Savez-vous, vous qui êtes journalistes de profession, que le pouvoir de Paul Kagame fut classé 181eme sur 195
pays jugés pour leur liberté de la presse par l’organisation Freedom House (2007) ? Savez-vous que ce même pouvoir eût en 2009 un indice de liberté d’expression de Reporters Sans Frontières le
classant 157eme sur 175 pays ? Connaissez-vous intimement les tentacules du pouvoir dont vous faites si ouvertement le panégyrique ? Connaissez-vous parfaitement la région des Grands Lacs, ses
complexités géostratégiques, ainsi que la responsabilité continue des acolytes de Paul Kagame et de Yoweri Museveni dans le pillage systématique des ressources du Congo et la paupérisation
méthodique de ses populations ? Savez-vous la prééminence de ces deux individus dans la planification et le déclenchement du génocide rwandais ? En maitrisez vous réellement les tenants et les
aboutissants ? Savez-vous qu’il existe des mandats d’arrêt internationaux (différents des notices d’Interpol factices émises par des gouvernements africains contre leurs opposants) à l’encontre de
membres importants du pouvoir actuel rwandais et émis par des juges européens dont la probité judiciaire a été démontrée ? En l’occurrence, savez-vous que Rose Kabuye, Paul Kagame et 7 autres
haut-gradés du pouvoir rwandais ont été condamnés par le juge Jean-Louis Bruguière pour avoir orchestré l’assassinat du président Juvénal Habyarimana, élément avant-coureur des tragédies de 1994
?

Pouvez-vous, sans faire preuve de cécité journalistique, affirmer que le régime actuel du Rwanda est cimenté dans les valeurs de liberté, de fraternité, et d’égalité, valeurs que vous et moi, en
tant que Français, devrions épouser ? Savez-vous que le système des « gacaca » est devenu aujourd’hui un tour de prestidigitation juridique qui compense la vacuité des preuves à charge contre les
présumés génocidaires par le lyrisme testimonial de présumés témoins qui ne se bousculent au portillon que sous forte pression?

Savez-vous, enfin, qu’en traitant systématiquement, comme vous le faites aujourd’hui, tous les hutus comme génocidaires, vous faites le lit de prochaines tensions ethno-raciales dans ce petit pays
et cette région de l’Afrique ? Vous qui parlez d’humanité à l’ envi dans votre missive, j’espère que vous tiendrez compte de vos initiatives et écrits, et en évaluerez la portée sociale sur le
processus de réconciliation futur des rwandais. Dans cette quête d’objectivité cardinale à la résolution complète du drame rwandais, je vous convierai également à parcourir des écrits d’autres
personnalités qui se sont intéressées au cas rwandais et qui en font des récits circonstanciés un tantinet divergents des positions que vous promouvez. Je ne doute point que vous connaissiez déjà
ces ouvrages, mais je me permets de les inscrire dans cette correspondance pour que le lecteur lambda puisse, si besoin est, se familiariser avec. Ceux-ci sont : « Les secrets du génocide rwandais
» (Charles Onana, 2002), « Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 » (Pierre Peant, 2005), et « Rwanda, l'histoire secrète » (Abdul Ruzibiza, 2005) – Fait notable : ce dernier auteur,
tutsi rwandais, a participé à la planification de l’assassinat de l’ex-président Juvénal Habyarimana mais a vu toute sa famille exterminée lors de la guerre civile en 1994.

Les ouvrages ci-dessus mentionnés ne sont certes qu’un « microcosme » du vaste « écosystème » littéraire consacrée à la tragédie rwandaise et bon nombre d’auteurs – de diverses sensibilités
politico-professionnelles – ont planché sur ce sujet délicat. Il serait donc intéressant, dans l’inventaire des sommités d’enquête journalistique que vous citez, que vous mentionniez également les
témoignages poignants et véridiques d’autres acteurs majeurs contemporains du drame rwandais tels que Luc Marchal, le commandant de l’Opération Turquoise, le général Lafourcarde, le Chef de la
missions de l’Onu au Rwanda en 1994, Mr Jacques Roger BOHBOH et le secrétaire général de l’époque Mr Boutros Boutros Ghali, sans oublier l’ancienne procureure du Tribunal Pénal International pour
le Rwanda, Mme Carla Del Ponte.

Pour revenir au cas du Docteur Rwamucyo qui a motivé cette correspondance, il serait peut etre préférable que vous prépariez vos preuves et les soumettiez au cours de l’instruction judiciaire au
lieu de v


Justice pour tous 09/11/2009 20:58


Réaction à la lettre ouverte 1

Etes-vous au courant des réalités et des enjeux de ce dossier délicat, tant sur le terrain rwandais que sur le terrain français ?

Mr Dupaquier,

Suite à cette question que vous posez, comment appelez-vous votre position dans ce dossier que vous qualifiez de délicat ? Est-ce que vous ne prenez pas parti clairement pour le FPR ? Vous vous
engagez avec une telle passion à la division ethnique des rwandais que l’on se demande ce que vous y gagnez.

Contrairement à vous qui avez des idées bien arrêtées sur l’histoire du Rwanda, le syndicat s’informe et souhaite que la justice agisse dans la sérénité, à moins que vous vous vouliez d’emblée le
taxer de génocidaire ou de négationniste comme vous avez l’habitude de le faire pour quiconque qui n’abonde pas dans votre monologue ?

Dans votre lettre vous ne parlez que de ce qui promeut vos vues. Par exemple, concernant la justice puisque c’est elle que nous recherchons pour tous les rwandais, vous oubliez de renseigner
l’enquête menée par le juge français Bruguière, et des nombreux résultats des journalistes d’investigation reconnus, qui montrent la responsabilité du FPR dans le génocide rwandais.

Mr Dupaquier et al, vous voulez faire croire au monde que tous les hutus sont des génocidaires jusqu’à l’enfant hutu qui vient de naître, c’est lamentable. Et puisque vous faites tellement de
parallèles avec le génocide juif ; vous omettez de dire que les juifs reconnaissent dignement que tous les allemands ne sont pas des nazis.
Vous avez décidé de construire un mur entre les rwandais, un mur entre les hutu et les tutsi, mais nous espérons qu’à l’image du mur de Berlin ce mur se réduira en miette également.

Monsieur, les tutsi sont morts, les hutus sont morts également. Laissez donc la justice poursuivre les vrais criminels de part et d’autre et arrêter de détruire les familles entières et d’attiser
la haine ethnique. Les rwandais hutu, tutsi et twa, ont assez souffert, et vous le savez très bien. Aujourd’hui il n’y a aucune famille rwandaise qu’elle soit hutu ou tutsi qui n’ait pas perdu des
membres dans cette tragédie.

C’est donc de la vérité que naîtra la justice et la réconciliation sans oublier la reconnaissance de la souffrance des hutu également. Et pour l’instant ce qui se passe au TPIR, et en Belgique ce
ne sont pas des exemples de justice ; car la plupart de ces procès sont des procès à contrat. On fait avouer à des personnes des crimes, on leurs fait citer des noms, par exemple, celui du Dr
Rwamucyo et en contre partie on leur promet de conduire toute la famille au pays choisi par l’accusé. Vous aviez également oublié de faire part de ce point au CFTC, vous qui êtes tellement soucieux
de son « minimum de principe de précaution ».
Vous avez raison sur un point dans votre question, les enjeux et les réalités de ce dossier dépassent peut-être la sphère de la justice. C’est ce qui arrive lorsque la justice agit sous l’emprise
de la diplomatie politique. Et nous espérons que la justice française vaincra ce piège.

Pour une justice sereine et équitable.

Pax


La vérité 06/11/2009 11:07


Est ce que le syndicat sud s'est abstenu avant de se laisser manipuler? Ayant découvret la fiche d'interpol qui n'est en aucun cas internationnal puisque ces fiches mise en rouge n'émane que du FPR
(Gouvernement de KIgali) en vue d'éliminer toute personne génante ou pouvant un jour apporter des modification à l'histoire rwandaise qu'ils sont entrain de réecrire, en effacant toutes traces
compromettantes.
Merci au syndicat CFTC pour sa recherche de justice et de vérité. Puisque le FPR et leurs associations en france (Alain Gauthier et compagnies, en belgique (Chantal Karara) et ailleurs, voulaient
faire leur pseudo-justice dans les médias. Ceux qui le peuvent et qui en ont surtout le courage affirment qu'il n'y a aucune recherche de justice la dédans.Leur vonlonté de donner une info érronée
au publique enfin que ce medecin par exemple ne puisse pas travail, ne voit pas ces projets aboutir...qu'il vive en prison et dans la rue. C'est innacceptable. "Justice et dignité pour tout être
humain"


justice sereine 06/11/2009 10:25


Je voulais dire que la justice française soit indépendante des chantage politique et diplômatique du gouvernement rwandais. Quant à la justice rwandais c'est une autre histoire, c'est une justice
sur mesure.