15 novembre 2009, un mois après : Droit à la Vérité et devoir de Justice.

Publié le par Syndicat CFTC du CHSA

Vu sur le site du Dr RWAMUCYO


15 novembre 2009,  un mois après : Droit à la Vérité et devoir de Justice.

Depuis 1 mois déjà, le Collectif des parties Civiles pour le Rwanda (CPCR), la Commission d’Enquête citoyenne (CEC) et Ibuka-Survie France tentent  d’intimider l’opinion par un nuage d’allégations non fondées ni présentées clairement contre le médecin rwandais Eugène Rwamucyo. Au terme de cette couverture médiatique sans précédent, la reconnaissance d’un droit à la vérité et d’un devoir de justice s’imposent dans le cadre d’une action pour une Justice internationale impartiale pour le Rwanda, à l’aurore de la réconciliation tant souhaitée. 

 

Droit à la Vérité.

 

C’est le 15 octobre 2009 que le docteur Eugène Rwamucyo a été suspendu de ses fonctions de médecin du travail de l’hôpital de Maubeuge, en raison des mêmes calomnies jugées de fausses déjà en 1997 et à nouveau représentées par les mêmes accusateurs, la CEC et le CPCR, qui ont instrumentalisé une infirmière et le syndicat Sud-Santé. A qui profite l’accusation ? A l’infirmière ? Au syndicat ? A celui qui a invité la presse? Au pouvoir politique Rwandais ?  N’oublions pas que quelqu’un bien précis (un intouchable ?) doit encore aller chercher les preuves sans garantie qu’elles existent. Bizarre non ?

Il est donc temps que la CEC du docteur Annie Faure et le CPCR d’Alain Gauthier qui ont porté plainte en 2007 et ont alerté l’opinion française et occidentale ces derniers jours, puissent leur offrir un droit à la vérité. En effet, leur accusation qui relaye sur la France celle que le gouvernement rwandais à remis à Interpol, se réfère à nouveau aux 200 pages du livre concernant Butare, attribué à feue Alison Des Forges. Cette partie de l’ouvrage n’est qu’un copié collé d’une compilation dilatoire amassée en deux mois (puisque publié en septembre 1994) par la somalienne Rakiya Omaar d’African Rights. Cette dernière est reconnue comme activiste et militante de la junte militaire de Kigali.

Depuis la publication de son rapport mondial de 2003, Human Right Watch d’Alison Des Forges reprend une argumentation diamétralement opposée à celle de 1999, date de publication de l’ouvrage « Aucun témoin ne doit survivre » qui constitue le pilier des accusations du CPCR. La CEC et le CPCR abusent l’opinion public. Non seulement ils s’obstinent à renier la vérité du jugement de Bordeaux en 1997 qui les a condamnés de faussaires, mais aussi, ils déshonorent la mémoire de Mme Alison Des Forges interdite de séjour au Rwanda déjà avant sa mort dans un accident d’avion aux USA, le 12 février 2009, pour avoir eu le courage de dénoncer l’implication du pouvoir actuel dans la tragédie rwandaise depuis 1990 exportée en RD Congo depuis 1996.

 

Par ailleurs, quoiqu’encore inédites mais en cours de publication progressive, il existe des preuves irréfutables qu’à l’époque, et cela dès 1987 jusqu’en 1994, le Front Patriotique Rwandais exilé en Ouganda et depuis son maquis ougandais par ses incursions régulières et répétées au Rwanda, a planifié le pourrissement de la situation sociopolitique au prix du sacrifice des tutsi de l’intérieur du pays (voir les différents intervenants au Rwanda dont le commandant des forces onusiennes à Kigali le colonel belge Luc MARCHAL, le Commandant de l’opération Turquoise le général Jean Claude LAFOURCARDE, le Chef de la mission de l’ONU au Rwanda en 1994 Mr Jacques Roger BOOH-BOOH et le secrétaire général de l’ONU de l’époque Mr BOUTROS BOUTROS GHALI,  sans oublier les dernières révélations de l’ancienne procureure du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, Mme Carla DEL PONTE et même sa porte-parole Florence HARTMAN. Le dernier document publié par les anciens membres du FPR pourrait mieux éclairer l’opinion sur le sujet de la planification du génocide rwandais où il est montré, preuves à l’appui, comment le pouvoir actuel à Kigali a planifié le sacrifice des tutsi de l’intérieur et organisé la traque des refugiés hutu.

 

Devoir de justice

 

Tout ce qui précède n'empêche pas la CEC et le CPCR de continuer à attaquer injustement le Dr Eugène Rwamucyo en faisant pression sur l’administration et la justice françaises, bien que ces accusateurs savent pertinemment que les preuves présentées déjà contre ce médecin en 1995 sont réputées fausses (voir fabrication de fausses preuves). Ces associations militantes expriment un reproche provocateur au Syndicat CFTC, à la Direction de l’hôpital de Maubeuge et au Député Thierry Lazaro en ces termes : «pourquoi cautionner le refus d’un examen judiciaire du dossier (Rwamucyo)» ?  Par cette interrogation à l’aide d’une contre-vérité aussi évidente qu’inadmissible, la CEC et le CPCR veulent écarter de la connaissance de l’affaire rwandaise tous ceux qui ne pensent pas comme eux en faisant appel à la justice qu’ils veulent instrumentaliser en leur faveur.

 

Cette attitude est coulée de toute évidence dans le même moule que celui dans lequel baigne le pouvoir de Kigali qui venait de déclarer personna non-grata Alison Des Forges. En effet, ce pouvoir de Kigali accepte les jugements du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) qui condamnent les hutu, et refusent les verdicts qui les blanchissent. C’est le cas des personnes relâchées et jugées non coupables par le TPIR et qui se retrouvent actuellement inscrites sur les notices rouges d’Interpol élaborées par le Bureau Central National du Rwanda. C’est dans cet ordre d’idées et de faits que Kenneth Roth, Directeur exécutif de Human Rights Watch dénonce les pratiques du TPIR qui pourrait favoriser une justice du vainqueur (NY, 01/06/2009).

 

Vérité et Justice pour la réconciliation

 

Pour que la justice soit équitable et remplisse son devoir de réconciliateur,  il est urgent de promouvoir la lutte contre la calomnie et l’injustice dans les Pays de Grands Lacs. Il est grand temps d’exiger toute la vérité sur le Rwanda, faire cesser les accusations gratuites et les incitations à la haine ethnique (comme le fait Dr Annie Faure dans son courrier au Drecteur du CHSA), refuser la globalisation contre les faux présumés «génocidaires» et exiger des médias le traitement impartial de la question rwandaise. Il est temps d’ouvrir les portes des prisons rwandaises en reconnaissant que tous les tutsi ne sont pas que victimes et que tous les hutu ne sont pas génocidaires.

 

Au terme de ce mois de médiatisation de l’affaire Rwamucyo sans précédent, nous retiendrons 3 faits importants de portée historique dans l’évolution de la question rwandaise :

  1. un présumé génocidaire est une personne humaine qui a aussi droit à la présomption d’innocence ;
  2. la calomnie a été mise à découvert et les méthodes dilatoires pour réclamer une justice expéditive sont à proscrire;
  3. les nouvelles preuves inédites s’accumulent progressivement et pourraient ouvrir une voie de réécriture de l’histoire du génocide rwandais que réclament déjà plusieurs auteurs (P.Péan, Ch. Onana, B. Lugan, A. Guichaoua, C. Vidal, A. Des Forges, P. Erny, …) tel que l’a prédit Carla Del Ponte en ces termes : « s’il s’avérait que l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyalimana était l’œuvre du FPR, alors l’histoire du génocide rwandais serait à réécrire ». Ce qui ne consiste nullement à nier celui-ci conclut le Général Jean Claude Lafourcade qui recommande un discernement nécessaire pour ceux qui abordent le problème rwandais.

 

DVDJ : Droit à la vérité, Devoir de justice

AJIIR : Action pour une justice internationale impartiale pour le Rwanda.

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