Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 13:20

La scène se déroule à l’intérieur du cimetière municipal de Sannois dans le Val d’Oise. Une trentaine de personnes sont venus assistés aux obsèques de Jean-Bosco Barayagwiza, décédé en prison où il purgeait une peine de 32 ans pour son rôle dans le génocide rwandais. Le convoi funéraire arrive à 15h15 de Roissy où le cercueil était arrivé par avion de Cotonou au Bénin. Une dizaine de voitures se garent sur le petit parking du cimetière. Les plaques minéralogiques indiquent la provenance des invités : région parisienne, Belgique et surtout Pays-Bas. En pleine cérémonie, deux policiers en tenus font irruption dans le cimetière, accompagnés par la police municipale de Sannois. Eugène Rwamucyo n’oppose aucune résistance, mais la tension est palpable parmi l’assistance rwandaise. Le médecin de Maubeuge a tout juste le temps de demander à ses proches de contacter son avocat avant de disparaître dans le véhicule de police… direction le commissariat, avant d’être présenté au parquet général de Versailles. Il est 15h30, l’opération n’aura duré que quelques minutes.

Pour voir la video de l’arrestation…

Pour lire l’article…

Par Syndicat CFTC du CHSA
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 13:19

 

carte identité Rwamucyo, Rwamucyo Eugène arrêté en France

(Anderlues, mercredi 26/05/2010). Arrestation du docteur Rwamucyo : Le harcèlement moral et politico-judiciaire a atteint son comble.

Nous, famille et amis du Docteur Eugène Rwamucyo, venons d’apprendre avec grande peine que mon mari et notre père bien aimé vient d’être interpellé par la police française évoquant un signalement d’Interpol émis par le régime de Kigali.

Notre papa, le Docteur Eugène Rwamucyo a toujours clamé haut et fort son innocence. Il a toujours réclamé que justice soit rendue et que la vérité soit connue de tous.

De ce fait il ne s’est jamais caché, ni de la justice internationale (TPIR),  ni des autorités judiciaires des différents pays qui l’ont hébergé. Il est inadmissible de voir la brutalité avec laquelle la police française a procédé lors de son interpellation juste pour le plaisir des délateurs au service du régime criminel du dictateur Paul KAGAME. Il y a lieu de croire qu’on arrêtait un grand criminel,  alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins d’un innocent en séjour régulier sur un territoire de l’Union Européenne. La copie certifiée conforme de sa carte d’identité ci-dessus le prouve très bien.

Il est dès lors très surprenant et peinant que la police du pays des droits de l’homme l’arrête lors d’un enterrement avec une mise en scène télévisée qui laisse penser à un marchandage avec le régime de Kigali dans le cadre du sommet France-Afrique qui se déroule cette semaine à Nice et auquel le dictateur rwandais, Paul KAGAME assistera pour la première fois depuis 2007.

Il y a lieu de signaler que ces derniers jours, le  Dr Eugène Rwamucyo a été victime d’un harcèlement moral particulier du procureur général de la République Rwandaise Martin Ngoga. Et ce dans le seul but de l’empêcher de s’exprimer publiquement lors d’une conférence internationale publique, organisée par les avocats de la défense du TPIR,  qui s’est tenue à Bruxelles du 21 au 23 mai 2010.

(lire à ce sujet l'article du 25/05/2010 )

Tant que le juge d’instruction n’a pas rendu sa décision finale, nous demandons que notre papa, le Docteur Eugène Rwamucyo puisse comparaître libre et nous faisons confiance en la justice française pour cela. Il ne s’est jamais caché et ne se cachera jamais car il est innocent.

La Famille Rwamucyo

Anderlues  (Belgique)

26/05/2010

Par Syndicat CFTC du CHSA
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 08:34

Apprécié par mon employeur qui n'a rien à me reprocher, la Direction régionale du travail a signifié à la mi-mars 2010 au Directeur de l'Hôpital de Maubeuge, Mr Henri Mennecier, qu'elle ne m'accorderait pas de titre de travail.

Le Directeur en a tiré une décision définitive en déclarant ce matin du 02 avril que ce refus entrainait "un cas de licenciement pour non-respect de procédures en France pour les praticiens d'origine étrangère". Il a cependant souligné plusieurs fois qu'il n'avait rien à me reprocher sur le plan professionnel.

J’en prends acte tout en maintenant toutes mes contestations antérieures quant aux motifs de ma suspension, à savoir les fausses accusations calomnieuses et mensongères relatives à ma présumée implication dans des crimes de génocide rwandais d’avril à juillet 1994, que je n'ai jamais commis.

Face à ce grand préjudice subi, j'attends une justice sereine et mes avocats répondront à ce licenciement par courrier, une fois la décision définitive obtenue.

Dr Eugène Rwamucyo

Par Syndicat CFTC du CHSA
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 22:04
Dr Eugène Rwamucyo

Dr Eugène Rwamucyo

 

Au lendemain de la visite du Président français au Rwanda je voudrais saluer le courage de réconciliation qu’ont affiché les 2 chefs d’Etat, Nicolas Sarkozy et Paul Kagame, et d’avoir osé «solder le passé» pour leurs pays respectifs.

Autant cette voie de réconciliation amorcée entre la France et le Rwanda est courageuse, autant je souhaite appeler les deux pays à tracer le même chemin qui conduise les Hutu et les tutsi du Rwanda à solder leur passé.

Je suis, ainsi que d’autres personnes, accusé gratuitement par le gouvernement rwandais d’être génocidaire à partir d’allégations mensongères colportées depuis 16 ans par le Bureau Central national du pouvoir rwandais, avec l’aide des associations recrutées depuis les années 1990 pour diaboliser l’élite hutu et faire la chasse aux intellectuels, hommes d’affaires et autres leaders d’opinion rwandais « présumés génocidaires vivant à l’étranger ». L’essentiel  des preuves fabriquées contre moi ont déjà été invalidées par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et le tribunal de Grande instance de Bordeaux en 1997.

Je n’ai pas cessé, dès le début de fabrication de ces accusations en juillet 1994 à Butare, de clamer mon innocence. En effet, ma ferme conviction est qu’accepter de supporter indéfiniment le poids d’un crime qu’on n'a pas commis, porter injustement le qualificatif de « criminel de génocide » sans clamer son innocence est une entorse à la recherche de la vérité. Cette vérité doit servir à une justice sereine, qui respecte équitablement le droit des uns et des autres, celui des victimes comme celui des accusés.

Je suis heureux de constater qu’à l’occasion de la visite du président Nicolas Sarkozy au Rwanda, le pouvoir rwandais se dit enfin prêt à accepter à «réconcilier les nations et tourner une page ». Je suis aussi heureux de constater qu’à la même occasion,  le pouvoir rwandais se dit enfin prêt à abandonner le plaidoyer de culpabilité obligatoire, car, assure le Ministre Karugarama, il «ne cherchera jamais à incriminer quelqu'un d'innocent. Mais la réconciliation nationale passe aussi par le combat judiciaire et diplomatique contre l'impunité».  Ce combat est aussi le mien. Cependant, je constate que dans ce combat, le pouvoir de Kigali demande à la France "ma condamnation en monnaie d’échange diplomatique".

J’insiste sur le fait que tous les rwandais portent les stigmates de ce qui s’est passé de 1990 à maintenant, «traces absolument indélébiles et inacceptables». Les peuples des Grands Lacs en ont suffisamment souffert. Ils aujourd’hui plus besoin de médiateurs pour la réconciliation que de justiciers à la recherche de pseudo-coupables.

J’appelle donc le gouvernement rwandais à accepter que soit mis en place un collège de médiateurs auprès de la Cour Pénale Internationale de la Haye, afin que ce collège écoute avec la même attention les 40 présumés mis en cause par les juges français Jean-Louis Bruguière et l’espagnol Andreu Merelles d’une part, et d'autre part, 40 présumés sur les 106 personnes que le gouvernement de Kigali recherche actuellement à l’étranger. La vérité jaillira de ce dialogue réconciliateur, qui tiendra également compte des résultats des procès au TPIR. 

Les deux parties mises en cause, se mettront d’accord sur la composition équilibrée de ce collège, car après la réconciliation des Nations, la vérité que je réclame doit servir une justice sereine afin de faciliter la réconciliation des peuples des Grands Lacs.

Dr Eugène Rwamucyo

Par Syndicat CFTC du CHSA
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 20:11

Le président Nicolas Sarkozy se rendra au Rwanda le 26 février pour effectuer la première visite d'un chef d'Etat français à Kigali depuis le génocide de 1994, a annoncé jeudi le ministère rwandais des affaires étrangères.

L'annonce de cette visite intervient au lendemain de la présentation à la ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, des lettres de créance du nouvel ambassadeur de France à Kigali, Laurent Contini, à la suite de la reprise des relations diplomatiques en novembre 2009 entre les deux pays. "L'envoyé français a informé la ministre de la visite du président Nicolas Sarkozy le 26 février 2010", précise le communiqué.

 

cliquez ici pour lire la suite

Par Syndicat CFTC du CHSA
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pour nous rejoindre !

Ecrivez nous à l'adresse mail :
cftce.hautmont@laposte.net

Indiquez votre nom et prénom, votre grade et votre secteur d'activité.
Coller et copier le texte :

Je désire rejoindre le comité pour une justice sereine.

Au fur et à mesure des messages, la liste sera mise à jour régulièrement sur le site ainsi que vos commentaires.

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus