Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 06:59

La France et le Rwanda ont décidé de "rétablir leurs relations diplomatiques", a annoncé, dimanche 29 novembre, la présidence française dans un communiqué.

Kigali avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris fin 2006, après l'émission de mandats d'arrêt par le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, qui visaient des proches du président Paul Kagamé. Ceux-ci étaient soupçonnés d'avoir pris part, en 1994, à l'attentat contre l'avion du président d'alors, Juvénal Habyarimana. Cet attentat est considéré comme l'élément déclencheur du génocide rwandais, qui a fait, selon l'ONU, plus de 800 000 morts essentiellement dans la minorité tutsi.

Les relations entre les deux pays étaient en fait très tendues depuis 1994, les autorités de Kigali issues de l'ex-rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) à majorité tutsi accusant Paris d'avoir aidé les génocidaires hutu alors au pouvoir, ce que la France a toujours démenti.

L'élection de Nicolas Sarkozy, en 2007, et plus généralement le renouvellement du personnel dans les milieux dirigeants français avaient cependant permis d'espérer ces derniers mois une embellie dans les relations bilatérales. "Pour nous, c'est une excellente nouvelle", a commenté la porte-parole du gouvernement rwandais, Mme Mushikiwabo.

Dans un communiqué, l'Elysée indique que le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, s'est "rendu ce dimanche à Kigali où il a eu des entretiens avec le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé". "A l'issue de ces entretiens, le président de la République française et son homologue rwandais sont convenus de rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays", conclut le communiqué de l'Elysée.

ADHÉSION AU COMMONWEALTH

Cette annonce intervient alors que le Rwanda, pays africain de tradition francophone, a adhéré au Commonwealth. Les deux événements, a priori sans lien direct, ont scandé une journée diplomatique sans précédent pour ce petit pays enclavé d'Afrique centrale, peuplé d'un peu moins de 9 millions d'habitants.

En même temps qu'il normalise ses relations avec Paris, Kigali confirme sa volonté d'un ancrage renforcé au sein du monde anglophone, en obtenant son accession au Commonwealth, qui réunit les Etats issus de l'ancien empire colonial britannique. Le Rwanda est le deuxième pays, après le Mozambique, à rejoindre l'organisation placée sous l'autorité de la reine d'Angleterre Elizabeth II sans avoir jamais été colonie britannique ni entretenir de lien constitutionnel avec la couronne.

Au Rwanda, l'anglais a déjà rejoint en 2003 le kinyarwanda et le français comme langue officielle, et il a même supplanté le français l'an dernier comme langue d'enseignement public.

Par Syndicat CFTC du CHSA
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 16:54

Vu sur le site du Dr RWAMUCYO


15 novembre 2009,  un mois après : Droit à la Vérité et devoir de Justice.

Depuis 1 mois déjà, le Collectif des parties Civiles pour le Rwanda (CPCR), la Commission d’Enquête citoyenne (CEC) et Ibuka-Survie France tentent  d’intimider l’opinion par un nuage d’allégations non fondées ni présentées clairement contre le médecin rwandais Eugène Rwamucyo. Au terme de cette couverture médiatique sans précédent, la reconnaissance d’un droit à la vérité et d’un devoir de justice s’imposent dans le cadre d’une action pour une Justice internationale impartiale pour le Rwanda, à l’aurore de la réconciliation tant souhaitée. 

 

Droit à la Vérité.

 

C’est le 15 octobre 2009 que le docteur Eugène Rwamucyo a été suspendu de ses fonctions de médecin du travail de l’hôpital de Maubeuge, en raison des mêmes calomnies jugées de fausses déjà en 1997 et à nouveau représentées par les mêmes accusateurs, la CEC et le CPCR, qui ont instrumentalisé une infirmière et le syndicat Sud-Santé. A qui profite l’accusation ? A l’infirmière ? Au syndicat ? A celui qui a invité la presse? Au pouvoir politique Rwandais ?  N’oublions pas que quelqu’un bien précis (un intouchable ?) doit encore aller chercher les preuves sans garantie qu’elles existent. Bizarre non ?

Il est donc temps que la CEC du docteur Annie Faure et le CPCR d’Alain Gauthier qui ont porté plainte en 2007 et ont alerté l’opinion française et occidentale ces derniers jours, puissent leur offrir un droit à la vérité. En effet, leur accusation qui relaye sur la France celle que le gouvernement rwandais à remis à Interpol, se réfère à nouveau aux 200 pages du livre concernant Butare, attribué à feue Alison Des Forges. Cette partie de l’ouvrage n’est qu’un copié collé d’une compilation dilatoire amassée en deux mois (puisque publié en septembre 1994) par la somalienne Rakiya Omaar d’African Rights. Cette dernière est reconnue comme activiste et militante de la junte militaire de Kigali.

Depuis la publication de son rapport mondial de 2003, Human Right Watch d’Alison Des Forges reprend une argumentation diamétralement opposée à celle de 1999, date de publication de l’ouvrage « Aucun témoin ne doit survivre » qui constitue le pilier des accusations du CPCR. La CEC et le CPCR abusent l’opinion public. Non seulement ils s’obstinent à renier la vérité du jugement de Bordeaux en 1997 qui les a condamnés de faussaires, mais aussi, ils déshonorent la mémoire de Mme Alison Des Forges interdite de séjour au Rwanda déjà avant sa mort dans un accident d’avion aux USA, le 12 février 2009, pour avoir eu le courage de dénoncer l’implication du pouvoir actuel dans la tragédie rwandaise depuis 1990 exportée en RD Congo depuis 1996.

 

Par ailleurs, quoiqu’encore inédites mais en cours de publication progressive, il existe des preuves irréfutables qu’à l’époque, et cela dès 1987 jusqu’en 1994, le Front Patriotique Rwandais exilé en Ouganda et depuis son maquis ougandais par ses incursions régulières et répétées au Rwanda, a planifié le pourrissement de la situation sociopolitique au prix du sacrifice des tutsi de l’intérieur du pays (voir les différents intervenants au Rwanda dont le commandant des forces onusiennes à Kigali le colonel belge Luc MARCHAL, le Commandant de l’opération Turquoise le général Jean Claude LAFOURCARDE, le Chef de la mission de l’ONU au Rwanda en 1994 Mr Jacques Roger BOOH-BOOH et le secrétaire général de l’ONU de l’époque Mr BOUTROS BOUTROS GHALI,  sans oublier les dernières révélations de l’ancienne procureure du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, Mme Carla DEL PONTE et même sa porte-parole Florence HARTMAN. Le dernier document publié par les anciens membres du FPR pourrait mieux éclairer l’opinion sur le sujet de la planification du génocide rwandais où il est montré, preuves à l’appui, comment le pouvoir actuel à Kigali a planifié le sacrifice des tutsi de l’intérieur et organisé la traque des refugiés hutu.

 

Devoir de justice

 

Tout ce qui précède n'empêche pas la CEC et le CPCR de continuer à attaquer injustement le Dr Eugène Rwamucyo en faisant pression sur l’administration et la justice françaises, bien que ces accusateurs savent pertinemment que les preuves présentées déjà contre ce médecin en 1995 sont réputées fausses (voir fabrication de fausses preuves). Ces associations militantes expriment un reproche provocateur au Syndicat CFTC, à la Direction de l’hôpital de Maubeuge et au Député Thierry Lazaro en ces termes : «pourquoi cautionner le refus d’un examen judiciaire du dossier (Rwamucyo)» ?  Par cette interrogation à l’aide d’une contre-vérité aussi évidente qu’inadmissible, la CEC et le CPCR veulent écarter de la connaissance de l’affaire rwandaise tous ceux qui ne pensent pas comme eux en faisant appel à la justice qu’ils veulent instrumentaliser en leur faveur.

 

Cette attitude est coulée de toute évidence dans le même moule que celui dans lequel baigne le pouvoir de Kigali qui venait de déclarer personna non-grata Alison Des Forges. En effet, ce pouvoir de Kigali accepte les jugements du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) qui condamnent les hutu, et refusent les verdicts qui les blanchissent. C’est le cas des personnes relâchées et jugées non coupables par le TPIR et qui se retrouvent actuellement inscrites sur les notices rouges d’Interpol élaborées par le Bureau Central National du Rwanda. C’est dans cet ordre d’idées et de faits que Kenneth Roth, Directeur exécutif de Human Rights Watch dénonce les pratiques du TPIR qui pourrait favoriser une justice du vainqueur (NY, 01/06/2009).

 

Vérité et Justice pour la réconciliation

 

Pour que la justice soit équitable et remplisse son devoir de réconciliateur,  il est urgent de promouvoir la lutte contre la calomnie et l’injustice dans les Pays de Grands Lacs. Il est grand temps d’exiger toute la vérité sur le Rwanda, faire cesser les accusations gratuites et les incitations à la haine ethnique (comme le fait Dr Annie Faure dans son courrier au Drecteur du CHSA), refuser la globalisation contre les faux présumés «génocidaires» et exiger des médias le traitement impartial de la question rwandaise. Il est temps d’ouvrir les portes des prisons rwandaises en reconnaissant que tous les tutsi ne sont pas que victimes et que tous les hutu ne sont pas génocidaires.

 

Au terme de ce mois de médiatisation de l’affaire Rwamucyo sans précédent, nous retiendrons 3 faits importants de portée historique dans l’évolution de la question rwandaise :

  1. un présumé génocidaire est une personne humaine qui a aussi droit à la présomption d’innocence ;
  2. la calomnie a été mise à découvert et les méthodes dilatoires pour réclamer une justice expéditive sont à proscrire;
  3. les nouvelles preuves inédites s’accumulent progressivement et pourraient ouvrir une voie de réécriture de l’histoire du génocide rwandais que réclament déjà plusieurs auteurs (P.Péan, Ch. Onana, B. Lugan, A. Guichaoua, C. Vidal, A. Des Forges, P. Erny, …) tel que l’a prédit Carla Del Ponte en ces termes : « s’il s’avérait que l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyalimana était l’œuvre du FPR, alors l’histoire du génocide rwandais serait à réécrire ». Ce qui ne consiste nullement à nier celui-ci conclut le Général Jean Claude Lafourcade qui recommande un discernement nécessaire pour ceux qui abordent le problème rwandais.

 

DVDJ : Droit à la vérité, Devoir de justice

AJIIR : Action pour une justice internationale impartiale pour le Rwanda.

Par Syndicat CFTC du CHSA
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 16:01
Il semblerait que nous soyons en phase, je l'espère au vu de votre longue "lettre ouverte". La CFTC n'a pas décidé de défendre le docteur RWAMUCYO en tant que personne mais prône pour une justice sereine.

Loin de nous, la volonté de faire justice dans un sens ou dans l'autre. Le seul but est d'y voir clair, sereinement. On lit tout et son contraire, d'ailleurs cela apparaît dans nos commentaires.

Vous parlez de dossier délicat, je vous rejoins.  Vous parlez de tragédie, je vous rejoins. Vous parlez de génocide, je vous rejoins encore.

Par contre, loin de moi, une prise de position ferme de défense du docteur RWAMUCYO, mais une envie forte que la justice de prononce à son égard. En effet, vous me traitez d'aveugle pour ne pas tenir compte de la décision de la Commission des recours des réfugiés en décembre 2003 pour lui reconnaître la qualité de réfugié dans notre pays.

La CFTC du CHSA a, pour seul objectif, la reconnaissance du droit de présomption d'innoncence avant toute décision judiciaire et ce, quelque soit le motif d'une inculpation. C'est pour cela que nous demandons que la justice puisse sereinement juger le docteur RWAMUCYO.

Vous pouvez juger de notre indépendance quand à la culpabilité ou non du médecin en lisant les commentaires publiés sur le blog, commentaires parfois diamétralement opposés.Nous ne nous érigeons pas en juge et souhaitons que rapidement les tribunaux saisis puissent rendre leur verdict.

Vous ne doutez pas de notre honneteté et de notre bonne volonté. Soyez en remercier, en effet, loin de nous de prendre parti, le seul but avoué dans notre démarche est la demande d'une justice sereine.

Restant à votre disposition,

Veuillez recevoir, messieurs Jean pierre CHRETIEN, Jean françois DUPAQIER et Marcel KALANDA, l'expression de ma sincère considération.

Jean Pierre DROMBOIS
Par Syndicat CFTC du CHSA
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 15:58

A mesdames et messieurs, les agents de santé responsables du blog de la CFTC "pour une justice sereine" en faveur du Docteur RWAMUCYO, inscrits au 1er novembre 2009.

Mesdames et messieurs,

  Vous avez décidé de prendre parti pour le Docteur Eugène RWAMUCYO dans le débat rouvert récemment sur ses responsabilités dans la tragédie rwandaise de 1994 et concernant son statut juridique en France. Comme l'affaire n'a éclaté à Maubeuge que depuis une quinzaine de jours, on peut s'interroger sur la promptitude avec laquelle vous vous êtes forgé votre convistion. La position que vous avez adoptée appelle inévitablement un certain nombre de questions.

  Etes-vous au courant des réalités et des enjeux de ce dossier délicat, tant sur le terrain rwandais que sur le terrain français ?

   Vous n'ignorez pa, nous l'espérons, que ce pays d'Afrique a été victime, entre avril et juillet 1994, d'une extermination systématique de toute une partie de sa population pour le seul fait d'être née tutsi, accompagnée du massacre également méthodique des Rwandais hutu qui refusaient de jouer le jeu et qui étaient définis comme "complices". Ce presque million de meurtres perpétrés en une centaine de jour à travers tout le pays constitue le troisième grand génocide du XXème siècle, après celui des Arméniens et celui des Juifs d'Europe. Cette horreur a suffisamment ému l'opinion internationale, quand elle en a enfin pris conscience, pour que le Conseil de Sécurité de l'ONU crée en novembre 1994 un tribunal pénal internationnal pour le Rwanda (TPIR), implanté à Arusha, en Tanzanie. Sa chambre d'appel, sise à la Haye, rappelait encore en juin 2006 que " le génocide perpétré au Rwanda en 1994 est un fait de notoriété publique."

  Mais que connaissez-vous réellement de cette tragédie ? Que savez-vous de ce massacre de masse, qui a frappé des personnes de toute condition, de tout âge et de tout sexe, saisies chez elles ou rassemblées dans des lieux publics (bureauxn hôpitaux, églises, stades, ect.) transformés en abbatoirs et qui interpelle toute l'humanité ? Que connaissez-vous des très nombreuses études, nouries de documents multiples et des témoignanges de rescapés tutsi ou d'observateurs hutu scandalisés ? Si vous avez quelques jours à consacrer à cette tragédie, à laquelle vous semblez vous intéresser, nous vous recommandons par exemple de lier effectivement la grande enquête menée sur le terrain par la Fédération internationale des ligues des Droits de l'homme et Human Rights Watch et rédigée sous la direction d'Alison Des Forges, une historienne américaine qui avait déjà mené des recherches sur ce pays depuis les années 1960. Ce livre a été édité en français en 1999 'éditions Karthala) sous le titre "Aucun rémoin ne doit survivre". Il comporte 200 pages sur le cas de la préfecture de Butare qui devraient retenir votre attention.

  Vous savez sans doute ce que signifie un génocide, tel que défini par la convention internationale de 1948. il ne désigne pas n'importe quel massacre, mais spécifiquement ceux organisées contre un groupe ciblé en fonction de sa naissance.

  Mais savez-vous qu'au RWANDA, les autorités de l'époque ont tenté de faire croire à une "colère populaire" spontanée, malgré la coordination manifeste de tueries ?

Les routes étaient coupées de barrières, contrôlées par des groupes armés, pour empêcher les " cafards " tutsi de fuir.  Connaissez-vous le rôle décisif joué par les autorités locales, politiques, administratives ou techniques, avec tout le poids de leur parole et de leur savoir dans cette société hiérarchisée et encadrée ? Ce sont bel et bien des intellectuels qui étaient aux premières lignes, du moins juste derrière les paysans envoyés chasser le gibier tutsi, qui programmaient les actions et lancaient les mots d'ordre, en invoquant "la guerre", "l'autodéfense civile" ou, selon une terminologie rodée au cours de pogromes antérieurs, le "travail".

  Les témoignages sont innombrables où l'on voit tel bourgmestre, tel directeur d'école, tel commerçant du coin, tel docteur, ect organiser les rondes et les barrières. on a, hélas, plusieurs attestations du rôle de médecins dans l'organisation des tueries. Si vous ignorez ce contexte du génocide rwandais, où le minimum du serment d'Hippocrate (le souci de la vie des malades) a été bafoué en de nombreux cas, comment pouvez-vous à priori porter un jugement sur l'activité d'un médecin qui a exercé dans ce pays à cette époque avant de fuir au Congo en juillet 1994 ? Pourquoi cautionner le refus d'un examen judiciaire du dossier ?

  Les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. Des responsables nationaux ou locaux de ce génocide ont été jugés par le TPIR, mais savez-vous aussi que des procés ont eu lieu ou sont en cours au Canada, en Finlande et surtout en Belgique, où un professeur, un militaire, 2 religieuses et 3 hommes d'affaires, impliqués dans le génocide, ont été condamnés ? Savez-vous qu'en revanche 15 plaintes, déposées en France entre juillet 1995 et mai 2009 contre des présumés génocidaires n(ont fait l(objet que très épisodiquement d'un suivi judiciaire ? Savez-vous que la France a été condamnée en juin 2004 par la Cour Européenne des Droits de l'homme pour la lenteur de sa justice à l'égard d'un présumé génocidaire ? Pourquoi cautionner à priori la lenteur de la justice française sur un dossier de ce type ?

  Nous vous rappelons tout cela, en espérant que vous n'avez pas oublié ce qui s'est passé en Europe entre 1940 et 1944. Ou bien penseriez-vous qu"en Afrique un génocide est impossible, mais seulement des "massacres inter-ethniques" comme le ressassent les négationnistes ? Que les Africains ne sont pas des êtres humains comme nous, capables du meilleur ou du pire ?

  Le docteur RWAMYCYO est, bien sur, présumé innocent des reproches qui lui sont faits tant qu'il n'a pas été jugé. Mais on ne peut être aveugle sur le fait qu'en 2003, la Commission des recours des réfugiés a confirmé le refus de lui reconnaître la qualité de réfigié dans notre pays en vertu des termes de la convention de Genève de 1981 qui exclut de ses dispositions les "personnes dont on aura des raisons sérieuses de penser qu'elles ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l'humanité". Ne pensez-vous pas qu'un minimum de principe de précaution recommande de ne pas lui confier de responsabilités en attendant précisément que le travail  de la justice soit fait ? N'est-ce pas dans l'intérêt de ce Monsieur que son cas soit effectivement tranché clairement ?

  Or le docteur RWAMUCYO, en dépit du devoir de réserve demandé aux réfugiés, a persisté ces dernières années à soutenir dans des conférences publiques la thèse selon laquelle le génocide des tutsi avait été, non pas réalisé et préparé par des extrémistes hutu, mais par les tutsi du Front patriotique rwandais qui auraient sacrifié volontairement leurs proches pour mieux arriver au pouvoir. On appréciera la logique de cette thèse conspirationniste, qui n'est pas un détail politique !
  Puisque vous soutenez le principe d'une " justice sereine ", ne souhaitez-vous pas du même coup que la justice fasse tout simplement son travail ?
Un dernier point auquel nous vous demandons de réfléchir. Votre syndicat se réfère aux valeurs chrétiennes et vos leaders insistent sur " l'éthique et la transparence ". Savez-vous que les propagandistes du racisme qui a conduit au génocide de 1944 n'ont pas hésité à utiliser, dans leur presse, des références chrétiennes (dans cette société largement catholique) pour légitimer la haine antitutsi et que la radio RTLM a même convoqué, en plein génocide, une voyante pour faire dire à la Vierge Marie qu'elle encourageait ce " combat ". Aucun évêque rwandais n'a jamais protesté contre ces blasphèmes. Savez-vous que dans de nombreux cas, les massacres ont été commis par des chrétiens et dans des églises ? Avant de prendre parti sur une affaire rwandaise, vous êtes-vous réellement informé ? Et ne craignez-vous pas de ternir l'image de votre syndicat en prolongeant chez nous les compromissions de certains milieux d'église rwandais ?

  Comment pouvez-vous tolérer que, sur le site de votre syndcat de l'hôpital de Maubeuge, soit affiché depuis le 24 octobre dernier, le commentaire dit " serein " d'un courageux anonyme qui, prenant le ton de la presse française d'extrême droite des années 1930, ose reprendre le langage ordurier  des médias racistes hutu des années 1990 à l'encontre du responsable du Collectif des parties civiles sur le Rwanda, Monsieur Alain Gauthier.

  Comment pouvez-vous tolérer, que, dans le même texte, qui vous engage, l'historienne américaine, récemment décédée et honorée par la communauté internationale pour son action de justice au Rwanda, soit traitée "d'Américaine d'origine juive", selon un tic dont la tonalité antisémite n'échappera à personne ?

  Mesdames et messieurs, nous ne doutons pas de votre honnêteté et de votre bonne volonté, mais, par-delà un mot d'ordre syndical, avez-vous fait l'effort d'information et de réflexion personnelle nécessaire humainement aussi délicate et aussi grave ?

  On peut s'interoger et vous ne pourez éviter d'y répondre.

Jean pierre CHRETIEN
Historien, directeur de recherches émérite au CNRS

Jean François DUPAQUIER
Journaliste et écrivain

Marcel KALANDA
Historien et écrivain
Président de l'association IBUKA FRANCE

Co-auteurs de : Rwanda. Les médias du génocide, Paris, KARTHALA, 1995
Témoins experts auprès du Tribunal international pour le Rwanda (2002)
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 22:34
Blog en attente d'une justice sereine !


Messieurs;
Jean pierre CHRETIEN
Historien, directeur de recherches émérite au CNRS

Jean François DUPAQUIER
Journaliste et écrivain

Marcel KALANDA
Historien et écrivain
Président de l'association IBUKA FRANCE

Co-auteurs de : Rwanda. Les médias du génocide, Paris, KARTHALA, 1995
Témoins experts auprès du Tribunal international pour le Rwanda (2002)

Vous avez eu ma réponse à ce jour sur le site à "votre lettre ouverte, diffusée" où je vous précise que l'on est en accord sur la finalité, laissons faire la justice avec calme, j'attendais votre approbation à la liste "pour une justice sereine", veuillez me dire si je peux vous citez en tant qu'approbateur de cette démarche.
Je vous rappelle que je ne défends pas le Docteur, mais la justice !

Si vous êtes en désaccord, faites moi le savoir, mais personnellement, en me disant avec preuves que je connais pas forcément, j'étais pas là bas (vous y étiez peut-être), à l'époque, mais j'ai vu les reportages qui a mis toute ma famille en émoi ! Je dirais en un mot :  Horrible, donc la justice doit trancher, je suis d'accord avec vous !!!
Mon portable est : 06 37 15 00 33 , je ne peux pas en dire plus !
au plaisir de vous entendre...
Cordialement,
Jean pierre DROMBOIS

 

            Ce comité de soutien pour une justice sereine prend la forme de ce blog où chaque salarié, s’il le désire, pourra y apporter son soutien en envoyant un mail à :

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